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L’histoire des Sommateurs Analogique

Je reçois quelques messages de personnes qui s’interrogent sur l’utilité et le principe de fonctionnement d’un sommateur externe. On s’aperçoit lorsque l’on parcourt les forums internet dédié à l’audio qu’il s’agit d’un problème récurrent.
Alors voilà, si on parle beaucoup des sommateurs audio sur les forums internet, c’est parcequ’ils représentent des alternatives pour les ingénieurs désirant le son d’une grosse console analogique sans en subir les coûts de fonctionnement et d’entretient.
Puisque la plupart des techniciens utilisent tous lo logiciel Pro Tools et que ce dernier fonctionne avec un bus de sommation à la dynamique de 144dB, on peut se poser la question de «pourquoi utiliser un sommateur analogique externe ?».

La réponse tient d’abord en deux mots : coloration et distorsion. On peut être pour ou contre, la réalité est que les transformateurs et les lampes apportent coloration et distorsion, ce dont certains d’entre nous peuvent difficilement se passer. On peut aussi explorer d’autres voies car mise à part la coloration, sortir des pistes séparées de nos séquenceurs vers un sommateur analogique présente d’autres bénéfices. Parmi lesquels l’insertion de périphériques analogiques et une meilleure séparation des éléments dans le champ stéréo.
Alors bien sûr, c’est toujours pareil tout dépend de la qualité audio que vous recherchez et quelles configs vous utilisez ( je connais beaucoup d’amis producteurs et beatmaker qui font des merveilles avec trois fois rien, l’important n’est pas la machine mais comment on s’en sert…). Mais sachez que si vous cherchez une qualité audio sans compromis et que vous utilisez de nombreux périphériques analogiques haut de gamme et bien l’incorporation d’un outil comme un sommateur aurait tout a fait sa place dans votre studio
Aujourd’hui, je vais vous parler d’un terme barbare mais néanmoins très utile dans nos environnement numériques, le sommateur!!
Pourquoi avons nous besoin de cet outil? Tout simplement car désormais 90% d’entre nous, pratiquons la musique à travers des ordinateurs soit en M.A.O (musique assisté par ordinateur) soit en Home studio (avec ajout de machines analogiques).
Et alors, quel est le problème ?

Le problème est que l’ordinateur est une grosse calculatrice qui a la fâcheuse tendance d’arrondir les chiffres pour donner une approximation du rendu final et que cela se traduit par une perte de dynamique et de spacialisation sur la réduction stéréo finale.
Ce phénomène est encore plus évident sur des projets comprenant beaucoup de pistes, la somme de celles-ci est souvent mal « calculée » par le logiciel.On est tous d’accord, le numérique nous a considérablement faciliter la vie, il nous serait très difficile de revenir au tout analogique.
Car une table analogique ne possède rien qui ressemble à une fonction total recall (une fonction qui permet de sauvegarder nos réglages). Sur les anciennes consoles analog, en cas de problème ou de changement de session, il fallait impérativement recabler toute les machines et répercuter les bons réglages, avec chaque valeurs à l’identique… Vous imaginez le cauchemar ?
Et puis oubliez aussi toute notion d’automation qui est une pratique qui s’est généralisé il y’a très peu de temps (automation = réglages qui évoluent en temps réel). On serait donc bien ingrats de cracher sur le numérique tant ce changement technologique nous a apporter souplesse et flexibilité au quotidien.Toutefois lorsqu’on discute avec des ingénieurs son « old school » (l’expression risque d’ailleurs de leur déplaire;) ), ces derniers insistent sur le fait qu’il est préférable de déléguer la sommation des pistes à un matériel analogique.
En résumé beaucoup d’entre eux ne sont pas idéologiquement contre l’implantation du numérique dans leur manière de travailler mais sont presque tous formellement allergiques au mixage numérique dans un ordinateur (« in the box » comme disent les anglophones).Dieu merci, il existe un appareil qui résout toutes ces problématiques : le sommateur, et qui va nous permettre de nous réconcilier

Il faut voir le sommateur analogique comme une table de mixage rackable à laquelle on aurait retiré les volumes, les préamplis, les égalisations les compressions. Le sommateur analogique va s’occuper de la sommation de tous les signaux qu’on va lui envoyer en assurant un traitement du signal le plus pur possible.

Pour la partie informatique, vous devriez accompagner le sommateur d’une carte son ou d’un convertisseur possédant autant de sorties qu’il y a d’entrées sur le sommateur pour pouvoir « éclater » le mixage de l’ordinateur dans le sommateur (le procédé reste le même que dans une table de mixage).

Dans ce sens je vous conseille d’investir au minimum dans un sommateur analogique comprenant 16 canaux mono pour avoir le moins possible à solliciter l’ordinateur pour la sommation en groupant des pistes dans le logiciel. Appliquer la formule universelle : « Qui peut le plus peut le moins » …

Tubetech SSA2B sommateur analogique

L’un des sommateur les plus connus et apprécié des ingénieurs son de chez Tubetech car il a la particularité d’être à lampe, il porte le nom de : SSA2B et possède 20 entrées (10 entrées stéréo) et 2 sorties.
C’est la solution idéale face à « l’effet entonnoir » rencontré lors du mix d’enregistrements numériques dans les DAW.

Le SSA 2B Summing utilise deux amplis de sommation à très faible niveau de bruit de fond et distorsion avec une réponse en fréquence très large.
Les entrées sont symétriques, à transformateurs et les circuits fonctionnent en symétrique de l’entrée à la sortie de la machine. Notez que les entrées peuvent supporter des niveaux très élevés.
Les sorties quant à elles sont également symétriques avec des transformateurs à masse flottante.
L’alimentation et le circuit de side-chain sont basés sur des circuits à transistors. A l’exception de l’étage de sortie, toutes les tensions sont stabilisées.

Extrait d’une discussion d’un ingénieur son freelance François Baurin qui travaille dans son studio : le Splendid’ Recording Studio et qui a eu la chance de s’offrir le Tubetech SSA2B.

« C’est une réflexion qui a commencé il y a quelques années. D’abord financière puisque les budgets de production baissent et que du coup investir dans une console était trop onéreux pour moi et la structure médiane que je développe. Ensuite j’ai appris ce métier entre autres dans le studio de Slim Pezin il y a une dizaine d’années, dans un environnement totalement analogique et vintage. Par conséquent, et étant aussi intimement convaincu qu’un mix réagit mieux en éclatant les sorties sur un mixeur/sommateur ou une console qu’en interne dans Pro Tools ( c’est le logiciel que j’utilise ), mon choix s’est porté sur un mixeur/sommateur, moins cher forcément qu’une console.

Ensuite, même si Digidesign dit avoir fait des progrès sur la sommation interne, ce qui semble vrai, cela me permet d’insérer en série du hardware en analogique directement sans passer par la double conversion d’insert Pro Tools, avec cependant des limitations sur l’automation. »

« J’ai longtemps eu en prêt un Mini Mixer Chandler Limited, que je trouve très bien mais j’ai finalement du le rendre à son propriétaire, et la partie réglage de volume et de pan ne m’était pas d’une grande utilité. Un autre monde par rapport au Tube-Tech. Pour ce choix du SSA 2B, je me suis fié – inconscient que je suis – aux dizaines de forums audio existants sur le net et aux avis de leurs participants, appuyé par des commentaires d’autres ingés…

Etant déjà l’heureux possesseur d’un préampli MP 1A Tube-Tech, je connais la qualité et la transparence (par rapport à d’autres fabricants) des circuits de John Petersen (créateur de Tube-Tech), ce qui a achevé de me décider.

Une fois la machine dans les racks, quelles ont été les premières impressions et les implications techniques dans le travail quotidien de l’ingénieur du son… »

Une fois la machine dans les racks, quelles ont été les premières impressions et les implications techniques dans le travail quotidien de l’ingénieur du son…

« Le son à lampes ! J’ai longtemps hésité et puis je me suis dit que cela pourrait être très intéressant d’avoir ce type de son dans la mesure où le sommateur me sert à « gommer » le côté trop numérique, certainement trop parfait du direct-to-disk. »

« La simplicité ! Pas de potentiomètres inutiles, le choix réduit d’utiliser en mono uniquement les quatre premières entrées ce qui à mon sens est amplement suffisant, 20 entrées plutôt que 16 comme tous les autres, et surtout deux vrais vu-mètres qui sont indispensables, toujours à mon humble avis, comparé par exemple à ceux du Mini Mixer que je trouve trop petits. »

« Quand je mixe, je fais la gestion des niveaux dans Pro Tools. C’est plus souple et plus simple du coup puisque je gère tout « au même endroit », dans l’ordinateur. C’est peut-être moins tactile mais en terme de recall, ça va plus vite !

L’arrivée du sommateur dans le studio s’est faite à un moment ou j’avais déjà quelques machines externes et du coup j’ai développé une approche et une structure particulière je pense. Ca me permet de retrouver une manière de travailler plus proche des premiers studios avec des vrais consoles où j’ai travaillé, en ayant par contre la qualité et la modernité des machines d’aujourd’hui (on peut tomber des fois sur du matériel, vintage certes, mais complètement rincé !), et avec moins d’inconvénients (la maintenance par exemple qui peut s’avérer complexe sur certaines grosses consoles).

DANGEROUS MUSIC 2 BUS sommateur analogique

J’en viens maintenant à mon dernier petit bébé qui m’attend patiemment dans mon studio pendant que je profite de mes vacances, j’ai nommée le célèbre : 2-bus du constructeur Américain Dangerous Music réputé pour la qualité de ses produits que vous retrouverez dans les plus grands studios du monde entier. De très nombreux ingénieurs mondialement reconnus ont fait le choix de s’équiper du 2-bus pour finaliser leur mixage numérique, c’est un chaînon primordial qui permet de conserver les détails et la dynamique d’un mix, l’image stéréo et la dynamique sont ainsi fidèlement retranscrit afin de conserver une écoute proche de l’étape du Mastering.

Conçu en 2001, les Dangerous 2-Bus et 2-Bus LT ont révolutionné le mixage audio numérique en ramenant la qualité sonore analogique et la dynamique qui manquait aux stations de travail sur ordinateur tout en conservant la rapidité, les capacités d’édition et de mémorisation dont nous ne pouvons plus nous passer.

Par une conception de circuit analogique de haute qualité, les 2-Bus et 2-Bus LT vous permettent de tirer le meilleur parti de votre matériel, tant en termes de qualité sonore, spatialisation et dynamique que par la possibilité d’intégration de périphériques dans le processus de mixage.

Conçus sans compromis et fabriqués avec les meilleurs composants, ils révèlent les détails, la profondeur et la clarté d’un mixage sans apporter de coloration, permettant aux pistes enregistrées et aux matériels de s’exprimer et de prendre leur place réelle. 16 entrées, 2 sorties et un mixage de qualité.

Il n’y a aucun doute, le 2-bus et son petit frère 2-bus LT sont les références de la sommation analogique!

SSL X-Rack sommateur analogique anglais

Dans un autre genre vous avez aussi le X-Rack de chez SSL qui peut faire office de sommateur. Il s’agit d’un boîtier 4U (huit unités) qui a la particularité de posséder l’option total recall (option qui permet de mémoriser jusqu’a 32 sauvegardes de réglages et de rappeler ainsi la position de tous les potentiomètres). On en a rêvé, SSL l’a fait!

On peut également copier un réglage, faire une sauvegarde générale, et ce en toute compatibilité avec la fonction « Total Recall » des consoles SSL AWS 900+, Duality ou Matrix. Ça donne envie de rester chez SSL


Et on doit avouer que sur ce coup la célèbre marque Anglaise à frapper très fort. Son boîtier nous permet à la fois de cumuler 8 unités Made in SSL possédant les même circuits que leurs consoles légendaire estampillé « Super Analogue ».


L’unité faisant office de sommation chez SSL se nomme : Channel Input Module.


Ce module est essentiel pour créer un sommateur SuperAnalogue™…! Il a été conçu pour effectuer des sommations analogiques dans des configurations où le nombre de pistes est élevé en sortie de DAW (jusqu’à 56 Input dans un seul châssis X-Rack)
Sinon sachez que vous pouvez composer au choix avec des compresseurs, des EQ, des préamplis, des unités de sommations, des unités bus Master etc…).

Bref, le top du top de l’analogique avec option total recall …

L’offre est alléchante, le prix un peu moins … Mais sachez que vous pouvez vous offrir un ensemble surpuissant complet avec sommations analogique en composant avec les modules SSL.

Sommateur Neve

 AMS NEVE 8816 sommateur analogique

Le 8816 est un sommateur analogique /mixer de ligne à 16 voies qui rassemble dans une machine de 2U tout ce qui a fait la légende de Neve : Chaleur, punch et définition. La partie Master inclut de nombreuses fonctionalités qui font du 8816 un appareil extrêment polyvalent. Le 8816 est le complément idéal d’une station d’enregistrement numérique lorsque la compacité est essentielle et que l’on possède déjà ses préamplis micros, compresseurs et EQ.


Le son de Neve a été la référence d’enregistrement audio pour des générations de grands ingénieurs, musiciens et producteurs. Neve fournit la chaleur, punch et définition si recherché . Avec la nouvelle sommateur 8816, le son légendaire de Neve devient maintenant disponible pour les producteurs basés sur ordinateur.


Construit à la main et câblé à l’usine Neve à Burnley, en Angleterre, le 8816 permet aux ingénieurs et aux producteurs de mélanger leur musique sur un vrai sommateur Neve de taille réduite. L’unité dispose de 16 canaux d’entrée avec +15 dB de gain, le niveau, la panoramique, les options cut / solo et les contrôles de repère.


Vous disposez de quatre sources d’écoute, de deux sorties enceintes, d’un contrôle du niveau indépendant, d’un talkback mic et de sorties casque. Une prise USB permet de faire des sauvegardes de ses réglages sur son ordinateur.


Niveau performance, le 8816 utilise le même transformateur topologie que les consoles Neve des années 80, avec deux transformateurs Carnhill personnalisé sur la sortie du bus de mixage stéréo, ainsi que la section contrôle que l’on trouve dans les studios de mastering professionnels. Tout cela contribue à obtenir des mixes percutants et ouverts qui ont fait la renommée des consoles Neve.


Pour ceux qui désirent une sortie numérique, l’option de conversion analogique-numérique de la 8816 prend en charge les fréquences d’échantillonnage de 192 kHz et conversion directe de DSD (Direct Stream Digital).
Si vous n’avez pas assez de seize entrées pour vos mix, il est possible de conneceter plusieurs unités en cascade.


Si vous aimez les faders Vous pouvez jumeler votre système avec le 8804 Fader Pack, qui dispose de 18 faders.


Si vous disposez de beaucoup de périphériques analogique (compresseurs, EQ etc) vous y gagnerer beaucoup sur le coté pratique et le respect du signal.
J’aurais beau vous en parler pendant des heures, rien ne vaut une écoute pour se faire un avis et vous pouvez me croire le son de Neve déçoit rarement.

Spécifications du sommateur analogique

Rappel instantané des réglages via USB sur PC ou MAC.
16 entrées + entrées auxilliaires.
Niveau, Pan, Mute et ‘Cue’ sur chaque voie.
Bus de mixage analogique classique avec transformateurs.
Inserts sur le Mix.
Plusieurs type de solo.
2 sorties monitors pour 2 paires d’enceintes.
Micro talkback et sortie casque intégrés.
Sorties numérique en option.
Possibilité de cascader plusieurs machines pour plus de voies

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