Imaginez un produit avec les meilleures performances techniques dans chacun des éléments qui le composent…
ULN-8 est le résultat de ce programme de développement.
Parmi les tous premiers développeurs et fabricants d’interfaces audio professionnelles, Metric Halo fait figure de pionnier en termes de qualité, de performances et de polyvalence.
Je vous souhaite la bienvenue dans le monde des poids lourd.

 

 

Mais ne soyez pas si pressé et permettez-moi de vous faire un peu cours d’histoire pour mieux vous situer le contexte. Nous sommes en 1996, date où deux frères décident de coder directement leur propre analyseur audio, SpectraFoo, car il n’avait tout simplement pas les moyens de pouvoir en acheter un. Initiative gagnante car une poignée d’année plus tard, la marque Metric Halo naît de l’inspiration de nos deux génies. Marque qui deviendra d’abord mondialement connu pour la qualité de ses logiciels puis pour ses interfaces audio synonyme de qualité et de sérieux.

 

 

Alors voilà, chères amis
compositeurs et producteurs laissez moi vous présenter l’interface audio ULN-8 qui représente la crème de la crème chez Metric Halo. Et ouvrez bien vos yeux et vos oreilles car c’est tout simplement la carte son la plus chère et la plus performante du marché. Vous allez voir, elle a beaucoup d’autres qualités…Alors vous l’aurez compris, on manque de superlatifs pour qualifier un tel produit, la qualité de fabrication est au rendez vous, le logiciel maison est intuitif et extrêmement complet, ses performances sonores sont synonyme d’excellence, tout est parfait!

Tout? Pas tout à fait car un détail risque de calmer les ardeurs de beaucoup de mes lecteurs : son prix! Et oui, tous les comptes de fée ont une fin et ici le dénouement est tragique car pour acquérir la bébête il faudra débourser entre 3000 et 5000€. Ah ah ah! Vous faites moins les malins

 

Visuellement je vous l’accorde c’est pas le top, on se dit que pour ce prix ils auraient pu faire un effort mais passons, Metric Halo ne fait pas dans le bling bling mais plutôt dans l’efficacité et sur ce point croyez moi vous serais pas déçu.

Son perfectionnisme s’offre à nous dans un format rack 1U. On remarque distinctement son afficheur composer de 16 VUmètres et les encodeurs crantés entourés de LEDs. Soyons clairs, on est loin de l’esthétisme d’une interface Apogée ou d’une Apollo et j’irais même jusqu’à dire que l’écran n’est guère très lisible. Mais ne boudons pas notre plaisir et voyons se qui se cache derrière.

 

Sur ce point je suis rassuré, c’est assez complet. On retrouve deux entrés DI en face avant (de quoi faire plaisir à nos amis guitaristes) qui deviennent automatiquement affectées aux deux premiers canaux analogique.
Mais ne vous inquiétez pas chez Metric Halo on prévoit large, il y a 8 entrées et 8 sorties. Toutes les E/S analogiques sont uniquement disponible au format DB-25. Il y une broche pour les sorties lignes, une pour les sorties et la dernière est allouée aux entrées micros.
Petit détail qui m’évoque le fait que si vous ne disposez pas de patch vous pourrez laissez votre matos directement brancher dessus, il faudra juste actionner sur le rack ou cliquer a la souris pour accéder à telle ou telle machine et réglage.
Pour les plus pointilleux, notez la présence d’un autre connecteur DB-25 pour les inserts hardware sur chaque entrée analogique, et un autre pour les entrées/sorties numériques AES/EBU.
Les plus attentifs, eux, déduiront que ça fait beaucoup de câbles et qu’il faut prévoir un budget supplémentaire pour raccorder tout cela. Sans quoi vous pourrez seulement raccorder vos enceintes qui elles, sont au format Jack TRS

 

 

Pour les plus nomades d’entre nous, sachez que de très nombreux réglages sont accessibles en face avant, la souris n’est donc pas forcement indispensable, ce qui peut tout a fait transformer notre machine de guerre en voyageuse tout terrain, aussi à l’aise en studio qu’en live en mode stand alone (c’est à dire sans ordinateur).
Mais avec la souris ça donne quoi?
Ah oui, pour la partie logicielle, j’ai oublié de vous parler d’un détail. L’interface audio ne fonctionne pas sous Windows. Je continue pour les utilisateurs de Mac, lorsque vous installez le logiciel maison qui porte le nom de : MIO Console 5 vous allez découvrir deux fenêtres.
La première se nomme Console et regroupe, l’états des E/S (entrées et sorties) physiques, analogiques et numériques. La fréquence d’échantillonnage, la source de l’horloge, le routing des traitements gérés par le DSP et une fonction recording, bien pensé, qui vous permettra éventuellement de vous passer d’un séquenceur dans certaines conditions.

La seconde fenêtre se nomme : mixer et reprend visuellement le fonctionnement d’une console classique (un peu a la manière de Pro tools). On y trouve des faders, des inserts, des boutons mute, solo et record. Mais le logicielle va plus loin, avec une fenêtre qui affiche les envois auxiliaires (par exemple pour les réverbes et les retours musiciens). On a aussi accès à une autre table de mixage permettant de doser les envois via une autre série de faders. Ça peut surprendre au début, mais c’est malin et on s’y fait rapidement.

Voyons comment ça marche. Sur chaque tranche, on retrouve la source physique sélectionnée (entrées numériques et analogiques, et retours du DAW). Pour les entrées analogiques, on a le choix entre : ligne (-10dBV ou +4 dBu), micro, instrument, ou mic S/R pour utiliser les inserts (le signal est amplifié, envoyé vers le périphérique branché sur les inserts, puis converti en numérique).

A ce stade, on a aussi la possibilité de choisir une modélisation de préampli afin de rajouter du caractère à ses prises (valve, FET, softsat etc). Les présets sont assez nombreux et vous feront tomber sur de belles surprises selon l’instrument ou le micro utilisé.

La tranche propose ensuite pas moins de 10 inserts qui peuvent servir pour les envois vers les circuits auxiliaires ou les plug-in made in Metric Halo. Car ne l’oublions pas la marque s’est d’abord fait connaître pour la qualité de ses Plugs qui sont désormais une référence absolue dans le milieu. Les processeurs DSP présent dans la carte vous permettront d’abuser de ses plug-ins sans modération car ces derniers ne sont pas trop gourmand en ressource.
Pour chaque tranche, on a le choix entre sortie directe pre ou post faders (avant et après les inserts), j’apprécie vraiment cette souplesse de routing, beaucoup mieux réaliser que chez beaucoup de software de la concurrence. On sent immédiatement que ça été bien pensé.
En résumé, mis a part le côté visuelle un peu triste, tout le reste est a la hauteur de mes espérances. Je n’est rien à reprocher au logiciel MIO Console qui fonctionne en symbiose parfaite avec l’ULN-8

Et le son dans tout ça?

Alors là, les amis ça décoiffe!
La bête possède huit préamplis particulièrement transparent offrant un gain de 91 dB, avec un souffle très discret. La tendance n’est pas de coloré à la prise mais plutôt via les nombreux présets disponible dans la session mixer.
Les convertisseurs, eux aussi sont excellentissime.
Bref c’est vraiment énorme, l’investissement est certe conséquent mais si vous êtes dans une configurations studio et que vous ne souhaitez pas revenir sur des élémentaires complémentaires (DSP, convertisseurs, pré amplis), l’interface haut de gamme de chez Neutric Halo peut être une bonne option. Et en examinant l’offre de plus près, l’écart de prix avec les autres produits du marché peut se justifier tant l’UNL-8 excelle dans tous les domaines. C’est clairement devenu ma référence et je comprend désormais pourquoi tous les ténors de studio l’ont citée souvent en référence avec des yeux écarquillés.

 

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